Anatomie des reins

Les reins se situent à l’arrière de la paroi abdominale. Le rein droit est légèrement plus bas que le gauche, en raison de l’espace important qu’occupe le foie dans cette région. Organes en forme de haricot, ils pèsent chacun environ 150g.

Ils sont composés de 3 tissus distincts

  • Une capsule fibreuse externe qui entoure le rein
  • Le cortex, couche tissulaire rouge-brun, juste en-dessous de la capsule
  • La médullaire, couche interne, présentant des stries pâles (pyramides rénales).

Le hile, la partie concave, les relie aux vaisseaux lymphatiques rénaux, aux uretères, aux nerfs, aux artères et veines rénaux. 20% du débit cardiaque irrigue les reins (1200ml par minute).

Un filtre vivant ultra-sophistiqué

Chaque rein contient environ un million de néphrons. C’est l'unité fonctionnelle et structurale de base du rein. Son rôle fondamental est de filtrer le sang pour éliminer les déchets et les excès d'eau, afin de produire l'urine.

Il se décompose en six étapes clés :

  • Glomérule

    Pelote de minuscules vaisseaux sanguins, il filtre le sang pour former un ultrafiltrat, (sorte d'"eau de sang") débarrassé des grosses molécules (protéines, globules rouges), mais contenant eau, glucose, sels et déchets.

    Capsule glomérulaire

    Elle enveloppe le glomérule et recueille l'ultrafiltrat pour l'acheminer vers les tubules.

  • Tube proximal

    Il réabsorbe environ 65 % de l'ultrafiltrat: glucose, acides aminés, sodium, eau, bicarbonates. C'est ici que se concentre l'essentiel du travail enzymatique et que le potassium entre en scène.

    L'anse de Henlé

    Elle plonge dans la profondeur du rein et crée un gradient osmotique (différence de concentration) qui permet de concentrer ou de diluer l'urine selon les besoins. Le magnésium y est activement réabsorbé.

  • Tubule distal

    C'est le siège d'une régulation fine sous contrôle hormonal : aldostérone, ADH, mais aussi lié à l'iode via les hormones thyroïdiennes.

    Tube collecteur

    décide, sous l'influence de l'ADH (hormone antidiurétique), de la quantité d'eau que l'organisme récupère. C'est précisément ici que le lithium exerce son influence perturbatrice.

Formation de l'urine

Des déchets du métabolisme des protéines sont excrétés et l’équilibre, entre des composants essentiels du corps, est maintenu en ajustant les quantités des autres substances excrétées (eau, électrolytes, ions d’hydrogène) pour maintenir l’équilibre acido-basique.

  • Filtration

    Elle se fait par la capsule glomérulaire. C’est le processus par lequel les reins filtrent le sang pour éliminer les déchets et former l'urine. Le Débit de Filtration Glomérulaire (DFG) est le volume de sang filtré par minute. Un DFG normal est d'environ 90 à 120ml/min.

  • Auto-régulation de la filtration

    Le flux sanguin est protégé par ce mécanisme qui permet aux reins de maintenir un débit de filtration glomérulaire (DFG) stable malgré les variations de la pression artérielle.

  • Réabsorption sélective

    C’est est le processus par lequel les tubules du néphron récupèrent l'eau et les substances vitales (glucose, électrolytes) de l'urine primitive vers le sang. Essentielle pour maintenir l'homéostasie, elle filtre environ 180 L par jour pour ne rejeter qu'environ 1,5 L d'urine.

La diurèse

la production d'urine par les reins

Elle reflète l'équilibre entre ce que l'organisme absorbe (eau, minéraux, nutriments) et ce qu'il élimine. Un adulte produit en moyenne 1,5 à 2 L d'urine par jour, un chiffre qui varie selon l'hydratation, l'activité physique, le climat et l'état de santé.

La composition de notre urine

  • 96% eau
  • 2% urée
  • 2 % acide urique, créatinine, ammoniac, sodium, potassium, chlorures, phosphates, sulfates, oxalates

Enzymes essentielles à la diurèse

  • Na⁺/K⁺-ATPase

    La pompe présente dans les cellules tubulaires qui expulse le sodium hors de la cellule et fait entrer le potassium. Cette enzyme consomme de l'ATP (énergie cellulaire).

  • Anhydrase carbonique

    Elle catalyse la transformation du CO₂ en bicarbonate(HCO₃), régulant ainsi le pH du sang et de l'urine

  • kallicréine rénale

    Enzyme du tubule distal qui participe à la régulation de la pression artérielle et de la diurèse.

  • parathyroïennes

    Avec la calcitonine, elles contrôlent la réabsorption du calcium et du phosphate pour maintenir des taux sanguins normaux.

  • ADH

    Elle augmente la perméabilité du tubule distal et du tube collecteur pour accroître la réabsorption hydrique.

  • Aldostérone

    Elle augmente la réabsorption tubulaire du sodium et de l'eau ainsi que l'excrétion du potassium.

  • ANP

    Elle diminue la réabsorption du sodium et de l'eau dans le tubule proximal et le tube collecteur.

    Système endocrinien

Les oligoéléments

de l'énergie pour votre fonction rénale

L'alimentation nous apporte naturellement les oligoéléments nécessaires pour remplacer ceux que nous éliminons chaque jour. En prendre en complément ionisé, c'est-à-dire prédigérés et directement assimilables, relance le bon fonctionnement organique et combat les blocages fonctionnels tout en luttant contre les carences.

  • Potassium

    l'électrolyte diurétique clé

    Le potassium est l'électrolyte intracellulaire majoritaire. Au niveau rénal, il joue un rôle dual : il est à la fois substrat et régulateur de la Na⁺/K⁺-ATPase, et il est étroitement lié à l'aldostérone.


    Excès: en stimulant la sécrétion d'aldostérone par les glandes surrénales, il accélère l'élimination rénale. C'est pourquoi les aliments riches en potassium (banane, avocat, légumes verts) ont une action naturellement diurétique et dépurative.

  • Iode

    le régulateur thyroïdien de la filtration

    L'iode n'agit pas directement sur les cellules rénales, mais son rôle dans la fonction rénale est réel et documenté, via un mécanisme indirect puissant : la synthèse des hormones thyroïdiennes T3 et T4.

    Hypothyroïdie l'organisme retient l'eau et le sodium, ce qui peut se manifester par des œdèmes, une prise de poids et une hypertension.
    Hyperthyroïdie: À l'inverse, elle provoque une polyurie (production excessive d'urine).

  • Phosphore

    carburant des pompes ioniques

    Le phosphate est impliqué dans les échanges énergétiques (ATP), certaines activités enzymatiques (phosphatases, phosphorylases) et l'équilibre acido-basique. La Na⁺/K⁺-ATPase, la pompe qui gouverne toute la réabsorption sodique et hydrique du rein, consomme une molécule d'ATP à chaque cycle.

    Carence: ralentit la pompe, et perturbe tout l'équilibre hydro-électrolytique rénal et génère une rétention de sodium et d'eau comparable à une carence en magnésium.

  • Magnésium

    le chef d'orchestre ionique

    Cofacteur indispensable de la Na⁺/K⁺-ATPase. Sans magnésium, la pompe dysfonctionne, déréglant tout l'équilibre hydroélectrolytique. Le magnésium est lui-même réabsorbé activement dans l'anse de Henlé et le tubule distal.

    Carence: entraîne une fuite urinaire de potassium.

  • Lithium

    En naturopathie et oligothérapie, le lithium à doses physiologiques (oligo-lithium, très différent des doses psychiatriques) est utilisé pour son action sur le système nerveux central et son effet stabilisant sur les humeurs. À ces doses infimes, il a un léger effet diurétique.

Oligoéléments & minéraux pour

Votre fonction rénale

Connaissez-vous les interactions des oligoéléments et des minéraux dans votre fonction rénale? Voici un tableau récapitulatif de leurs actions et de leurs effets sur votre diurèse.

Diurétiques et protecteurs rénaux

PLANTES

  • La busserole est antiseptique urinaire
  • La Piloselle possède un effet diurétique et antibactérien urinaire
  • Le pissenlit riche en potassium, c'est un diurétique remarquable
  • L'orthosiphon stimule la diurèse et réduit la rétention d'urée et d'acide urique.

VITAMINES

  • Vitamine D est activée dans le rein avec un effet direct sur la régulation du potassium et du calcium tubulaire.
  • Vitamine B6 réduit la synthèse d'oxalate et prévient les calculs rénaux oxaliques.

Remarque

Les approches naturelles décrites ici s'appliquent aux rétentions fonctionnelles courantes (alimentation, sédentarité, chaleur, déséquilibres hormonaux mineurs) et peuvent compléter une prise en charge médicale, mais ne la remplacent pas.

Bibliographie

Atlas de l'anatomie humaine

Vigué-Martin-éditions Désiris

Logique thérapeutique des oligoéléments et des remèdes en Lithothérapie

Dr. Bruno Brigo-éditions Résurgence

Les oligoéléments, catalyseurs de notre santé

Frédéric & Michel Deville-éditions Crao

Les vitamines, minéraux et oligoéléments

Jean-Luc Darrigol-éditions Piktos